PHILIPPE AUDIBERT

 

     Philippe AUDIBERT est comédien, metteur en scène, professeur  certifié de  français et de théâtre (responsable de l’option-théâtre au baccalauréat). Il est également écrivain. Il suit une formation de comédien au cours Florent (Charmetan, Huster), au cours Nicole Mérouze  au Théâtre Moderne de Paris, enfin au conservatoire du 8e arrondissement (professeur Françoise Kanel) où il obtient les premiers prix d’interprétation classique et moderne.

                 Entre 1993 et 1995, il joue dans Nos noces, comédies de Labiche et Tchekhov – mise en scène Muriel Echevarria (Théâtre Paris-Plaine, Puteaux et tournée Océane Vendée). En 1995 il met en scène Le Misanthrope de Molière en collaboration avec François Ricordeau et interprète Alceste au Théâtre Paris-Vincennes. En 1997, il joue dans Dieu aboie-t-il ? de Boyer, mise en scène de Delphine Priollaud au Proscénium (Paris 11e). La même année, il met en scène La Collection et L’Amant de Harold Pinter en collaboration avec François Ricordeau, spectacle repris en 1998 en présence d’Harold Pinter au Théo - théâtre et en tournée. En 2000, il joue dans Ils sèment…  de Feydeau, mise en scène de Olivier Courbier au Théo-Théâtre. L’année suivante, il joue Narcisse dans Britannicus de Racine, mise en scène de Michel Denniélou à l’Espace 1789 de St Ouen. En 2001, il joue dans Walk Away de Boris Vigneron, mise en scène François Ricordeau, met en scène A La nuit la nuit de François Billetdoux au Théo - théâtre et en tournée dans le cadre d’un triptyque Rencontres … La même année, il joue dans Les Femmes savantes de Molière, mise en scène Joséphine Déchenaud à l’Espace 1789 de St Ouen puis  Le Guérisseur de Brian Friel dans une mise en scène de Michel Denniélou au Festival de théâtre celtique contemporain de Bécherel. En 2004, Il est à nouveau dirigé par Michel Dennielou dans Trahisons de Harold Pinter au Théo - théâtre, spectacle qui sera repris en 2006. En 2007, Il joue dans La Matiouette de Jacques Nolot, mis en scène de François Ricordeau au Théo -Théâtre. L’année suivante, il retrouve Michel Denniélou avec lequel il joue dans Faut pas payer ! de Dario Fo, mise en scène de Caroline Massé au théâtre des 3 vallées à Palaiseau, spectacle qui sera repris en 2009. En 2009, 2010, il incarne Néron dans Britannicus de Jean Racine, le met en scène en compagnie de François Ricordeau, à l’auditorium de l’opéra de Massy (91). Ce projet théâtral professionnel et pédagogique qu’il met en scène, a été réalisé en collaboration avec les élèves du Lycée Paul Langevin Première bac Pro Métiers de la comptabilité (Nanterre 92) et les élèves de l’option-théâtre Première de L’Institution du Sacré-Cœur (La Ville du Bois 91). En 2012, 2013, il interprète le rôle de Stocchi dans la pièce de François Boyer, Dieu aboie-t-il ?, pièce également créée avec des élèves de l’option-théâtre dont il s’occupe. Elle sera jouée à l’auditorium de l’opéra de Massy (91), au Festival Off d’Avignon, au Festival de Tresques et au festival des Tragos.

         A la télévision, il tourne pour des publicités et participe à des émissions de variété sur France 2. Il publie en 2006 Pierre ou les rouages … son premier roman aux Editions La Bruyère et Là où dorment les ours..., son second roman, aux Editions l’Harmattan en 2014. Il travaille actuellement à un troisième roman.

        « Pinter offre un théâtre exigeant. Un « silence » ne s’interprète pas à la manière d’une « pause ». Une phrase oubliée, et le sens de la pièce, dans son ensemble, peut en souffrir. Travailler Pinter, c’est jouer sa partition. Chaque personnage vacille entre trahison et mensonge, met en danger l’autre. Pinter visite cette difficulté qu’ont les êtres à communiquer, à se comprendre. D’aucuns diront que ces deux courtes pièces ont l’allure des vaudevilles, diront de La Collection qu’elle est à l’image d’une enquête policière : elles sont surtout huilées comme des mécaniques précises et cruelles, étranges et audacieuses, drôles et dérangeantes aussi. Pour le comédien que je suis, qui respecte l’immense dramaturge que Pinter fut et que j’ai rencontré, jouer à nouveau ces deux personnages (à moins finalement qu’ils ne fassent qu’un !) tient du plaisir indescriptible… »

Philippe AUDIBERT - Mise en scène -  James dans La Collection - Richard dans L’Amant