FRANCOIS RICORDEAU

   François RICORDEAU est comédien, metteur en scène et professeur de théâtre. Il a été formé au sein de l’atelier théâtre « les Boîtes de Silène » entre 1984 et 1989 puis au cours Irène de Crozefon jusqu’en 1991.

 

        En 1993 et 1994, il joue dans Marivaux, une trilogie sociale au sein de la Compagnie Geneviève Bigueure au Théâtre Arcane (Paris XIème). L’année suivante dans Le Misanthrope de Molière au théâtre Paris-Vincennes, il assiste Philippe Audibert à la mise en scène et interprète le rôle d’Acaste. En 1996, il interprète le rôle d’Armand Duval dans La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas, mise en scène de Michel Philippe pour l’ANALIV au centre culturel Jean Vilar de Marly le roi. Toujours à Marly le roi, il met en scène en 1997, La Nuit de Valognes d’Eric Emmanuel Schmitt au sein de la compagnie Les Paris Stupides. La même année, il monte avec Philippe Audibert. La Collection et l’Amant de Harold Pinter au Théo -Théâtre puis en tournée, spectacle qui sera repris en 1998 en présence de l’auteur. En 2000, il joue dans Ils sèment… un spectacle autour des textes de Feydeau, mise en scène de Olivier Courbier, pour la compagnie La Strada au Théo -Théâtre. Un an après, il met en scène une création Walk away de Boris Vigneron et il joue dans A la nuit la nuit de François Billetdoux, spectacles présentés au Théo -Théâtre, puis en tournée au sein d’un triptyque Rencontres … En 2003, il reçoit une mention spéciale du jury au XIèmes rencontres théâtrales de Marly le Roi pour Oups ! …  un spectacle qu’il met en scène et co-écrit avec Anne Mané pour la compagnie Les Paris Stupides. La même année, il joue dans Trahisons de Harold Pinter, mise en scène de Michel Denniélou, au Théo - Théâtre, spectacle qui sera repris l’année suivante. En 2005, il met en scène Cher Antoine de Jean Anouilh pour « Les Paris Stupides » au Centre Culturel Jean Vilar de Marly le Roi et en tournée. En 2007, il retrouve Michel Denniélou et Philippe Audibert, qu’il met en scène dans La Matiouette de Jacques Nolot au Théo -Théâtre. En 2009, 2010, il incarne Narcisse dans Britannicus de Jean Racine à l’auditorium de l’opéra de Massy (91) qu’il met en scène avec Philippe Audibert. En 2012, 2013, il met en scène la pièce de François Boyer, Dieu aboie-t-il ? qui sera jouée à l’auditorium de l’opéra de Massy (91), au Festival Off d’Avignon, au Festival de Tresques  et au festival des Tragos. Enfin, il met en scène La Maison Tellier de Maupassant au Théo-Théâtre en 2014.

 

     Il est aussi professeur d’art dramatique et à ce titre il a exercé pendant six ans au sein de la Maison de Cyrano à Gif-sur-Yvette et intervient régulièrement en lycée pour l’option - théâtre pour le baccalauréat auprès de classes de seconde, première et terminale.

        « L’essentiel est entre les lignes. Chez Pinter, l’important n’est pas toujours dans ce qui est dit mais très souvent dans les non-dits. Rien n’est jamais expliqué tout est dans la nuance, dans le sous-entendu. Un simple mot, un long silence peuvent devenir assassin et en disent toujours plus qu’une longue réplique. Les didascalies d’intention sont incontournables dans Le théâtre de Pinter. Pas de place à l’improvisation, le comédien est tenu de respecter le texte à la virgule près. Curieusement, ce cadre strict, ces limites parfaitement définies offrent à l’interprète une liberté presque confortable. Ne reste plus alors qu’à se laisser porter pour ressentir et retranscrire les émotions, les tensions intérieures des personnages, leur vérité. Mais où est la vérité chez Pinter ? Cela, c’est au spectateur de le découvrir… S’il y parvient… »

           François Ricordeau - Mise en scène - Harry dans La Collection.